Style

21 avril 2020

Christina Soubli, l’art du filigrane

Les bijoux de Christina Soubli, réalisés en filigrane, sont d’une beauté quasi divine.

Par Sandrine Merle.

 

 

Christina Soubli a passé son enfance dans l’atelier de ses parents orfèvres sur une petite île au large d’Athènes. Après des études à la Saint Martin’s School de Londres, elle a installé son atelier show-room au cœur de Kolonaki où je l’ai rencontrée en octobre dernier.

 

L’épure

La base de son style est le filigrane, une technique ancestrale consistant à étirer un fil de métal puis à le torsader sur lui-même. Les orfèvres de la période mycénienne l’utilisaient déjà pour réaliser des ornementations sur les ceintures, les bagues, etc. Avec Christina, le fil vrillé se suffit à lui-même : elle tire profit de son volume pour en faire un anneau, une bague triangle ou une bague carrée. Façonné en une ligne incurvée, il devient aussi une ear cuff. Une épure à peine relevée par quelques éclates de pierres précieuses.

 

Jeux de vides et de pleins

Christina Soubli excelle dans les jeux de vides et de pleins. Elle réussit de magnifiques exercices d’équilibre où les formes géométriques s’emboîtent. Le cercle, référence au soleil, reste sa forme préférée. Grâce aux jeux d’échelle et à la démultiplication, il devient une manchette ou d’immenses créoles. Aucun de ses bijoux n’étant réalisé en CAO, ils conservent toutes les micro-irrégularités du fait-main. D’où leur charme fou…

 

Une beauté divine

Les bijoux de Christina Soubli irradient. Ils sont construits sur la base de deux matériaux et de deux couleurs. L’or 22 carats quasiment pur d’un jaune aux nuances orangées et les perles blanches d’eau douce, aux formes irrégulières. Ces dernières se déclinent en ganse, elles donnent aussi l’impression d’avoir été tricotées. « J’ai eu un véritable coup de cœur pour la paire de mini-créoles », déclare Karine Berrebi, propriétaire de la galerie Karry’O. Elles semblent avoir été taillées dans de la dentelle d’or… Des merveilles.

 

SHOP NOW Boucles d’oreilles « Kricos », Christina Soubli

 

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