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01 mars 2024

Les évènements bijoux à ne pas manquer en 2024

En 2024, ne  manquez pas ces expositions. Certaines sont entièrement dédiées au bijou, d’autres ne présentent que quelques pièces mais qui, pour les passionnés, méritent le détour. Bonnes visites.

Par Sandrine Merle.

 

 

« Rediscovering Gems », Londres

Un mal pour un bien… L’idée de cette exposition autour des pierres gravées est née du vol en 2023 de 2 000 objets au British Museum. Certains ont été retrouvés dont 10 des intailles présentées ici. L’ensemble est composé de la collection de Charles Townley qui les a acquises lors de son Grand Tour, à la fin du XVIIIe siècle. À ne pas manquer : le Blacas Cameo, l’un des plus fameux camées antiques, placé sur un tableau lumineux. Cette idée permet de bien prendre la mesure de la virtuosité du graveur, de la façon dont il a travaillé les couches de sardonyx pour représenter Auguste.

Du 15 février 2024 au 2 juin 2024, The Bristish Museum

 

« Le goût de la Renaissance », Paris

Cette deuxième exposition de la Collection Al Thani en collaboration avec le Victoria & Albert Museum fait dialoguer 130 pièces issues des deux collections (celle du V&A étant l’une des plus importantes au monde). Elle met en lumière les connections existants alors entre les continents, l’influence de l’Antiquité, l’émergence de grands collectionneurs, etc. Parmi peintures, manuscrits, textiles, cette exposition parisienne présente de magnifiques bijoux finement ouvragés, principalement des pendentifs dont le portrait en émail d’Elizabeth 1ère.

Du 6 mars au 30 juin 2024 à l’Hôtel de la Marine

 

« Le Sceptre & la Quenouille – Être femme entre Moyen-Âge et Renaissance », Tours

Place aux princesses, nobles et bourgeoises, commerçantes et paysannes, au pouvoir ou au travail, réelles ou imaginaires, qui ont vécu entre la fin du Moyen Âge et la Renaissance. Cette exposition n’est pas dédiée aux bijoux mais parmi plus d’une centaine d’œuvres figure un magnifique ensemble Renaissance prêté par le musée d’Écouen. « Tous, à l’exception du double anneau de mariage (extrait de la Seine en 1863), sont issus d’un trésor archéologique découvert à Amiens au XIXe siècle. Ils datent de la fin du XVIe siècle et ont certainement appartenu à des représentants d’un milieu bourgeois prospère », explique Elsa Gomez Conservatrice du patrimoine chargée des collections Antiquité, Moyen-Âge, Renaissance du musée. On peut également admirer des bijoux sur les tableaux prêtés par des institutions comme le Louvre.

Du 8 mars au 17 juin 2024, musée des Beaux-Arts

 

« L’or des Akan », Iphofen (Allemagne)

Ces 300 pièces (bijoux et objets datant surtout du XIXe et XXe siècles) appartiennent à la collection Liaunig. Couronnes, amulettes, sandales mais aussi trône aux formes très géométriques témoignent tous du savoir-faire brillant des orfèvres des peuples Akan résidant principalement au Ghana. Une incursion dans la culture fascinante des peuples africains.

Du 17 mars au 10 novembre 2024, Musée Knauf

 

« Luxe de poche – Petits objets précieux au siècle des Lumières », Paris

Le point de départ de cette exposition de petits objets précieux et sophistiqués (tabatières, bonbonnières, drageoirs, boîtes à mouche ou à fard, nécessaires à écrire, pommeau de canne, lorgnettes…) est la collection d’Ernest Cognacq. Collection complétée par des prêts du musée du Louvre, du Victoria & Albert Museum ou encore du Château de Versailles. En or, enrichis de pierres précieuses, de nacre, de porcelaine ou d’émaux translucides, parfois ornés de miniatures, ils dialoguent avec accessoires, vêtements, mobilier, gravures, etc. Car ils s’inscrivent aussi bien dans l’histoire de l’art que celle de la mode, des techniques ou de l’anthropologie.

Du 28 mars – 29 septembre 2024, Musée Cognac-Jay

 

« Buccellati, The prince of Goldsmiths », Venise

Cette exposition rétrospective retrace les 100 ans de la maison italienne aujourd’hui propriété du groupe Richemont. On y découvre les 3 générations qui ont construit cette histoire magnifique. Elle dévoile les sublimes pièces d’orfèvrerie en argent révélant les techniques de ciselure et bien sûr les bijoux. Pendentif Mosaico, broche papillon, manchettes, … : tous les grands classiques en or travaillé comme des étoffes (tulle, velours, lin) sont là. Un bonheur.

Du 18 avril au 18 juin 2024, Fondamenta S. Biagio

 

« René Lalique, l’inventeur du bijou moderne », Wingen-sur-Moder

Le musée montre la façon dont « René Lalique a créé une œuvre nouvelle, autonome et libre de toute influence ». Grâce à près de 100 bijoux appartenant à sa collection (l’une des plus importantes au monde), le musée revient sur les apports de l’artiste à la bijouterie, la dimension architecturale des pièces et son obsession du détail. Viennent ensuite le processus de création, l’importance du dessin dans son travail, la fabrication et les matériaux employés. Dernier volet auquel Véronique Brumm-Schaich commissaire de l’exposition (et directrice du musée) tenait particulièrement : grâce à des documents d’archives, montrer la façon dont les femmes portaient ces colliers de chien, boucle de ceinture, bayadère, etc.

Du 1er mai au 3 novembre 2024, musée Lalique

 

« Van Cleef & Arpels et le Japon : une rencontre artistique », Paris

Grâce à 30 pièces issues de sa collection patrimoniale ainsi que des documents d’archives, Van Cleef & Arpels met en scène les inspirations japonaises apparues dès les années 1920. La maison illustre ces ponts avec l’Empire du Soleil Levant grâce à la somptueuse broche Chrysanthème, fleur emblématique du pays, en serti mystérieux de rubis et en diamants. Cette dernière voisine avec les nécessaires et les boîtes à cigarettes en laque des années 20-30 inspirés par les inro (boîtes que les hommes portent sur leur obi) et des pièces contemporaines tels ces clips papillons décorés par le maître laqueur Hakose San.

Jusqu’à la mi juin 2024, boutique Van Cleef & Arpels – Galerie du Patrimoine

 

“Ancient—Modern: Continuity and Innovation in Southwest Native Jewelry”, Tucson

Tous les bijoux principalement en coquillages, en argent et en turquoise proviennent des collections de l’Arizona State Museum. En plus de leur profonde signification spirituelle, l’exposition revient sur l’évolution de l’esthétique notamment à partir des années 1920. Conséquence de la mise en place de quelques foires commerciales visant à promouvoir ce bijou à l’étranger. L’exposition présente aussi le magnifique travail de réinterprétation d’artistes à partir du milieu du XXe siècle tels que Charles Loloma, Kenneth Begay et Preston Monongye.

Jusqu’à juin 2024, Arizona State Museum

 

« 100 Carats: Icons of the Gem World”, Los Angeles 

Le Natural History Museum de Los Angeles et le joaillier Robert Procop ont rassemblé 24 pierres précieuses non montées. Pas une ne pèse moins de 100 carats… De la plus petite à la plus grosse, voici “The Miracle”, saphir de 100,06 carats, « The Scarlet Red », rubellite de 112,68 carats ou encore la « Couronne de Colombie », émeraude de 241,04 carats. Pièce maîtresse avec « seulement » 125,35 carats : le Jonker I. Ce diamant figurant parmi les plus grosses pierres taillées au monde est aussi la plus grosse pierre taillée provenant du Jonker, quatrième plus gros diamant au monde lorsqu’il a été découvert en 1934. Personne ne l’avait revu depuis sa vente à un particulier en 1977.

Jusqu’au 21 avril 2024, Natural History Museum’s Gem and Mineral Hall

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