Mon agenda

22 septembre 2018

Aller au PAD London

Les joailliers ont délaissé la Biennale de Paris mais investissent en force les autres salons et foires à l’origine réservés aux arts décoratifs, au design ou à l’art contemporain. Le PAD London, qui en est un parfait exemple, s’ouvre aussi aux créateurs plus accessibles et plus mode.

 

 

Le top du vintage

Les marchands de bijoux anciens ou vintage ont toujours aimé ce type de salon. Le PAD London accueille l’un des plus réputés, l’Américain Lee Siegelson. Sa sélection est somptueuse avec des pièces Suzanne Belperron, Després, René Boivin, Van Cleef & Arpels ou encore Cartier. Une sorte de mini-musée. Plus discrète, Karry Berreby est connue pour son œil affûté et son goût infaillible teinté d’une grande culture mode. Cette grande spécialiste propose toujours le meilleur des années 60-70 (signé ou non) ainsi que des montres-bijoux Oméga, Piaget ou encore Chopard.

 

Un secteur en effervescence : les créateurs indépendants

La lumière est faite sur l’un des créneaux les plus effervescents de la joaillerie : les créateurs indépendants. Lorenz Bäumer, l’Allemand Hemmerle, le Libanais Walid Akkad, Frédérique Mattéi, Suzanne Syz et Glenn Spiro ne font partie d’aucun groupe international et ne communiquent quasiment pas. Leur réputation s’est faite sur des pièces uniques avec des pierres d’exception, des inspirations inédites, des matériaux atypiques. Lorenz Bäumer et Suzanne Syz ont été parmi les premiers à expérimenter le titane dans toutes les couleurs. L’une des pièces majeures de Hemmerle est un bracelet en bois d’olivier, cuivre et diamants. Plusieurs d’entre eux figurent déjà dans des collections de musées.

 

L’incursion de la fine jewelry

PAD London accueille des créateurs de fine jewelry synonyme de joaillerie fine c’est-à-dire hyper créative, influencée par la mode et facile à porter. Valéry Demure, l’une des premières à avoir cru en ce créneau et à l’avoir développé, propose elle une sélection de pièces exceptionnelles réalisées par ses chouchous comme Mélanie Georgacopoulos, Francesca Villa, Ioanna Soufflia ou encore Alice Cicolini avec sa bague en émail vitrail. Voilà qui devrait séduire les collectionneurs fréquentant ce salon londonien.

 

PAD London, du 1er au 7 octobre 2018

 

Vidéos relatives à ce sujet :

Valery Demure – Le consignment, un obstacle à la créativité

Valery Demure – Les nouveaux créateurs indépendants 

 

 

Articles les plus lus

"Paradis d'Oiseaux" à l'École des Arts Joailliers

Dans « Paradis d’Oiseaux », L’École des Arts Joailliers présente 97 broches figurant des volatiles. Dont deux ensembles exceptionnels des...

S'offrir un bijou dans la vente Christie's Paris

Le 13 juin prochain, à Paris, la vente joaillerie de Christie’s Paris propose 269 lots. Des bijoux signés René Boivin, Zolotas, Van Cleef & Arpels,...

6 raisons d'aller à GemGenève

En une seule édition, GemGenève s’est affirmé comme un rendez-vous incontournable pour les professionnels du bijou comme pour les particuliers.

Les bijoux de Toutânkhamon

L’exposition « Toutânkhamon – Le trésor du pharaon » présente 150 pièces dont 20 colliers, bracelets, bagues et boucles d’oreilles, découverts...

Ma visite chez Shalom Bronstein

A New-York, j’ai rendu visite à Shalom Bronstein, marchand en pierres précieuses et en bijoux anciens. Il exposera du 9 au 12 mai prochain, à GemGenève.

Helena Rubinstein, ses bijoux de beauté

Helena Rubinstein raffolait des bijoux. Flamboyants et exubérants, ils étaient la signature de cette petite femme de 1,47 m. Comme son chignon serré.