Itinéraires joailliers

25 mai 2016

Une rue en or, la rue des Martyrs

Dans cette artère commerçante figurant parmi les plus trendy de Paris, les boutiques consacrées aux bijoux sont éclectiques et parfaitement représentatives du marché actuel.

 

Oradena

Spécialiste de la « petite joaillerie », c’est-à-dire des bijoux précieux à la mode et accessibles qui peuvent coûter moins de 150 euros, Oradena propose une sélection de marques incontournables dans ce créneau : Aurélie Bidermann, Alexandra Margnat, 5 Octobre, Jacquie Aiche ou encore Pascale Monvoisin et Ginette NY. Tous les modèles must have sont là, des médailles gravées aux bracelets en or fermés par un fil de coton en passant par les petites bagues à porter en accumulation. Pour se faire plaisir.

19, rue des Martyrs – 75009

 

Bottazzi-Blondeel

Cette boutique appartient à une espèce en voie de disparition, dont on raffole : l’antiquaire de quartier. Les bijoux précieux datent du XIXe, de la période Art déco ou Art nouveau, des années 70 aussi. L’énorme avantage de cette adresse : les prix parfaitement raisonnables qui permettent de s’offrir une broche Art déco en diamants dans les 3 000 euros, un pendentif ancien à 1 200 euros, une bague marguerite en péridot au charme délicieusement vintage dans les 1 500 euros ou une autre signée Mellerio en or filigrané à 2 200 euros.

41, rue des Martyrs – 75009

 

Marion Vidal

À la hauteur de l’avenue Trudaine, il faut faire un détour par la boutique de Marion Vidal. Issue de l’architecture, cette créatrice propose des colliers totémiques composés de grosses boules ou de plaques géométriques en céramique, en obsidienne, en lapis-lazuli ou encore en marbre imbriquées les unes dans les autres. Marion Vidal monte ces mini sculptures origamiques sur des cordons ou des rubans vert, rouge, orange ou bleu électrique. Un style graphique et fluide à la fois.

13, avenue Trudaine – 75009

 

Emmanuelle Zysman

Cette créatrice dont les bijoux semblent sortir de fouilles d’une cité antique ou d’un tableau d’Ingres, est très à la mode. Elle cherche à leur donner de l’âme en usant et patinant le métal précieux qui est brossé, martelé, déchiqueté. Ici et là, elle appose une touche folklo avec quelques perles de turquoise et de corail. Made in Paris, tous se juxtaposent joliment. Ceux qui se ferment avec des fils de coton de couleur se mélangent à ceux qui sont sertis de diamants. Les maxi manchettes côtoient les bagues délicates au charme vintage. Compter entre 100 et 500 euros pour les pièces accessibles.

81, rue des Martyrs – 75018

Articles les plus lus

Venise ou la Sérénissime des anneaux

Aux environ de l’an 1000, le doge aurait jeté pour la première fois une bague en or dans les eaux de la lagune en prononçant ses mots : « Nous...

La Pala d’Oro de la basilique Saint Marc avec Alberto Nardi

Dissimulé derrière le maître-hôtel, ce retable en or, en pierres précieuses et en perles a été commandé aux artisans de Constantinople en 916. Quand...

La boutique Georges Fouquet au musée Carnavalet

Porté par le succès ses bijoux dessinés par Mucha, Georges Fouquet demande à l’artiste tchèque de concevoir sa nouvelle boutique du 6 rue Royale, en...

5 raisons d’aller chiner aux Merveilles de Babellou

Ici, pas de sélection en demi-teinte : extravagance et théâtralité sont les critères de choix d’Isabelle Klein. Il faut qu’une pièce claque,...

Il y a 150 ans, quand la colonne Vendôme était à terre...

À l’époque, aucun joaillier n’a pignon sur la place Vendôme. Excepté Gabriel Lemonnier, le joaillier officiel de Napoléon III.

Marc Deloche à L'École des Arts Joailliers

« Ce qui m’a sans doute le plus interpellé dans ce tour du monde : la mise en lumière de la préciosité selon les cultures. Chacun décide de ce qui...