17 janvier 2017

Les 5 ans de l’École des Arts Joailliers

Voici quelques chiffres emblématiques du succès de cette école, encore unique en son genre.

 

5 ans. À l’origine, l’École des Arts Joailliers s’appelait l’École Van Cleef & Arpels car elle a été ouverte par la maison éponyme pour initier le grand public à la joaillerie et à l’horlogerie. Ce changement de nom lui permet de prendre de la distance avec son célèbre mécène et de trouver sa propre légitimité.

 

20 thèmes traités dans des dizaines de cours. De l’art de l’émail au diamant en passant par les goûts de Marie-Antoinette, l’Art nouveau ou encore la gemmologie, horlogerie et joaillerie sont décryptées, expliquées et vécues grâce à des ateliers pratiques. Cette année débute avec deux nouveaux thèmes, le gouaché et la bague de fiançailles (bijou hautement stratégique dans le business des joailliers) vue par le prisme de l’histoire de l’art, des savoir-faire et de la gemmologie. À suivre en amoureux.

 

30 professeurs. Ils sont gemmologues, chercheurs, horlogers, laqueurs ou encore gouacheurs et historiens comme les très sympathiques et passionnants, Gislain Aucremanne et Inezita Gay que l’on retrouve dans la plupart des films réalisés par l’École.

 

16 000 élèves venus de 35 pays. « Le nombre d’élèves a autant augmenté au cours de ces 12 derniers mois que pendant les 4 premières années », se félicite la présidente Marie Vallanet. En revanche, impossible de définir un profil type : ils sont clients, professionnels de la joaillerie, amateurs, etc. Le plus jeune a 16 ans et le plus âgé, 85. Sans parler des enfants qui, à partir de 5 ans, peuvent suivre des ateliers spécialement conçus pour eux.

 

5 destinations. Plusieurs fois par an, l’École devient nomade et transporte professeurs, établis, pierres précieuses et outils à l’étranger. Après New York, Hong Kong et Tokyo, en 2017 elle s’installera pour quelques semaines à Dubaï (du 7 au 25 novembre 2017), puis à Londres.

 

200 euros le cours. L’École a revu ses tarifs très à la baisse, consciente que le prix originel du cours, 600 euros, était trop élevé pour permettre l’accès au plus grand nombre.

 

3 livres et 2 expositions. Basés sur la collection de la galerie des Bijoux du musée des Arts décoratifs, le premier sorti fin 2016 est consacré à La Flore tandis que les deux à venir se concentrent sur La Faune et La Figure humaine. L’École est également mécène de l’exposition sur les arts décoratifs au XXe siècle au musée d’Art moderne (à partir du 22 mars 2017) et donnera une conférence au musée Poldi Pezzoli à l’occasion de l’exposition sur le bijou italien au XXe siècle (jusqu’au 20 mars 2017).

 

1 thèse pour tout savoir sur Jean-Baptiste Tavernier. Hormis ses écrits, il existe peu d’informations sur cet acteur majeur de l’histoire du diamant. Marie Vallanet, qui personnellement voue une grande admiration à celui que l’on considère comme l’ancêtre des négociants en pierres précieuses, remédie à ce manque : l’École finance une thèse réalisée à l’université de Rennes II et fait tailler deux jeux de répliques des 20 plus beaux diamants qu’il rapporta à Louis XIV. L’un servira de support aux cours, l’autre sera exposé à la galerie de Minéralogie du Muséum d’Histoire naturelle.

 

23 janvier. L’École inaugure un nouveau pan de son activité avec l’exposition de bijoux contemporains. Première invitée : Harumi Klossowska de Rola dont on pourra découvrir les œuvres à partir du 23 janvier 2017.

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